* Esgalduin RPG *
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Bienvenue à Esgalduin, une ville déchue, désormais contrôlée par les Rebelles. Mais la victoire reste fragile et tout peut basculer. De quel côté serez-vous alors ?

 
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Baj Baj ~OS

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MessageSujet: Baj Baj ~OS Sam 5 Juil - 8:39

- NON ! NON !! JE VEUX PAS !! Criait un hybride un peu bizarre, qui avait décidé de se débattre à partir du moment où on lui avait clairement fait comprendre qu'il allait quitter la maison McGregor.
Ce n'était pas qu'il aimait vivre dans ce lieu où personne n'était allé jusqu'à remarquer ses multiples mutilations résultant du Black Roses. Ce n'était pas qu'il supportait l'idée de vivre dans une cage, dans la pénombre, la plupart du temps et dans le lit d'un client le reste.

Mais c'était une stabilité qu'il avait cherché. Au moins ici savait-il ce qu'il devait faire et les blâmes restaient minimes. S'il avait continué à s'impliquer ainsi dans son travail, il aurait pu y vivre de nombreuses années !
Lorelei, la Lycanthrope, tentait de le faire taire, de peur que ses cris aillent jusqu'à déranger le propriétaire du lieu. Ibuki O'uri, un Incube, discutait avec lui dans le salon. C'était lui qui venait de le racheter.
Que cet être soit de mèche avec Zune, qui souhaitait avidement le récupérer pour le renvoyer aux quatre coins du monde, lui avait bien entendu traversé l'esprit... Et s'y était accroché comme un clou dans un mur. C'était la raison principal de son refus catégorique de quitter cet endroit. Mais Lorelei commença à fatiguer. Elle diminua sa prise sur l'esclave, sans pour autant lâcher son poignet blessé qu'elle tenait fermement. Elle se planta devant lui.

- Écoute, beaucoup d'esclaves tueraient pour être à ta place. Son visage était calme, grave, cela contrastait avec son caractère actif. Automn contempla à loisir le regard de la fille dont il était tombé amoureux, conscient qu'il ne la reverrait plus. Son cœur se serra. Alors tâche d'être un gentil hybride, et ne fais pas honte à Ethan. S'il te plait.
Perdu dans la contemplation de ces beaux yeux, il se laissa aller à un excès de zêle et se pencha lentement pour l'embrasser. La Lycanthrope eut bien sûr un geste d'esquive mais la surprise fut si forte qu'il n'empêcha pas le baiser. Lorsque leurs lèvres se disjoignirent, elle posa sa main sur les siennes, troublée, un peu rouge quelque part. Un demi-sourire apparut sur ses lèvres.
Elle n'en était pas sûre, mais il se pouvait bien que c'était la première fois qu'on l'embrasse avec autant d'affection.

Ils étaient à un tournant du couloir menant au salon, et Lorelei se dit que si Ethan trouvait le temps long et décidait d'aller voir ce qu'il se passait, il pourrait bien la surprendre dans une situation embarrassante. Ce n'était pas qu'elle n'avait pas le droit d'embrasser les esclaves, c'était... Elle regarda elle-aussi dans les mirettes de l'hybride. C'était que ce baiser-là était spécial. Elle aurait bien aimé qu'Ethan l'embrasse ainsi, affectueusement, presque religieusement.
Arrivée à ce stade, elle eut un instant d'hésitation. Pour parachever le tout, Automn ajouta à son scandale précédent une simple phrase.

" Je veux rester ici pour être avec toi "

Le langage, rude, d'un esclave ayant apprit comment parler sur le tas, ne cacha pas un seul instant le bon sentiment dont la chose partait. Le rythme cardiaque de la lycanthrope s'accéléra et ses yeux brillèrent d'une lueur singulière avant que le romantisme ne prenne fin, ne laissant qu'un vague air triste sur ses traits. Elle secoua tristement la tête.
C'était d'Ethan dont elle était amoureuse. Ethan, cet homme sale, qui de jour en jour semblait tirer parti d'elle, l'utiliser à chaque fois un peu plus, elle qui n'hésitait pas à le servir loyalement. Automn serra les poings. Il trouvait cela écœurant.

Lorelei voyait du bon en Ethan. Quelque chose qu'elle ne saurait qualifier et qui s'éveillera peut-être un jour. Elle retrouvait en ses manières un peu décalées le reflet de son ancien maître, seule figure paternelle qu'elle n'ait jamais eut. S'il l'utilisait parfois, elle se laissait avec joie utiliser, sa nature originelle d'esclave se palliant à son envie d'aider au succès de cette maison-close, pâle souvenir de sa vie d'avant.

Un instant, seulement, elle caressa l'idée égoïste de garder l'esclave à ses côtés, pour avoir quelqu'un qui l'aime, tout bêtement, pour posséder un amour qui jusqu'ici s'était refusé à elle. Mais elle chassa bien vite cette pensée de son esprit. Faire un bazar immonde pour un simple hybride c'était... trop... Elle hésita.
C'était bien trop cher payé.
Tirant sur le poignet meurtri d'Automn, elle l'entraina jusqu'au salon, cet air joueur calqué sur son visage qu'elle savait si bien simuler. Elle le lâcha là et quitta la pièce, bien décidée à aller se changer les idées. Elle aurait aimé câliner Ethan un peu avant, mais elle ne savait pas comment réagirait ce dernier si elle l'embêtait, rien qu'un peu, devant un client. Elle haussa les épaules, ça n'était pas nuit à risquer quoique ce soit. La Lycanthrope préféra aller noyer son dépit chez d'autres esclaves, plus dociles et moins charmeurs.

Automn était alors arrivé face au salon. Sur les canapés se trouvaient Ethan, son propriétaire, et un autre individu aux couleurs bariolés. Portant successivement du violet, du noir, du rose et du jaune, Ibuki faisait penser à un arc-en-ciel. Ses cheveux noirs méchés roses ne faisaient qu'ajouter au tableau. Il portait cependant bien ses vêtements hors du commun grâce à un petit corps d'androgyne. Son visage, plus carré, ne prêtait cependant pas à l'illusion. On lui aurait donné quatorze ans !
Mais quelque chose, dans ses gestes et dans le regard qu'il posa sur l'hybride indiquait à Automn qu'il était bien plus vieux.
Sur la table basse, il venait de s'en rendre compte, s'étalaient tellement de billets qu'ils en tombaient. Ibuki s'étira en saccades, geste plus ou moins raté pour faire croire qu'il était à son aise, avant de se relever et de remercier en murmurant.

Zune avait parfois parlé du Cirque de Sombrebois à Automn, plus par nécessité que par réelle envie de l'effrayer. Mais elle avait alors fait d'une pierre deux coups, racontant à son confident d'un soir les horreurs que l'on faisait subir aux forains. L'hybride manqua de défaillir : Cet Incube-là appartenait-il également au cirque ? Sa prochaine destination serait-elle l'horrible cage d'argent au fond de la roulotte ? Ses jambes flagellèrent et il manqua de s'enfuir en courant -vers où ? aucune idée ! tant qu'il partait d'ici !- mais l'Incube fut plus prompte et l'attrapa par l'oreille.
Les oreilles d'Automn étaient depuis maintenant de nombreux mois, cousues à son cuir chevelu par une séries d'agrafes qui avaient quelque fois endommagé l'intégrité de la boite-crânienne. Tirer sur ces oreilles revenait à en dégrafer violemment une partie ce qui eut pour effet de le faire tomber dans les pommes.

Ibuki fut surprit de la rapidité du geste. Il resta quelques secondes interloqué devant l'être évanoui avant de se décider à le porter.

________________________

Lorsqu'Automn Lane ouvrit les yeux, sa vue fut obscurcie par un fulgurant mal de crâne. Par réflexe, il tenta de porter sa main à sa tête, ne serait-ce que pour vérifier que tout y était intact. Mais son geste fut stoppé net, au point de lui faire mal au poignet. Hébété, il contempla la source du problème : sa main était menottée. D'un regard à la fois meurtri et blasé, il détourna le visage et tenta de repérer les lieux. Il était dans un lit. Un bon lit, un lit confortable. Peut-être même de la même qualité que ceux du bordel Mc Gregor.
C'était un lit une place, blanc cassé. Sa main était menottée à un radiateur juste à côté de lui. Malgré l'été, le radiateur tournait, ce qui réchauffait très désagréablement le métal de la contrainte. Seul un imbécile ou un sadique pouvait laisser tourner le chauffage en été. Certainement que son nouvel acquéreur était un peu des deux.
Cependant... -il poussa un soupir de soulagement- il n'était pas dans une roulotte, ce qui était déjà un sacré progrès. Sa poisse habituelle l'avait accoutumé à voir automatiquement le pire des scénarios se réaliser. Pas ce coup-ci ! Il sourit, presque satisfait de lui-même.
Le reste de ce qu'il pouvait apercevoir était une grande pièce où s'étendaient une salle à manger, et une cuisine ouverte. Il n'était pas dans une chambre. A sa gauche, se trouvaient un canapé et une télévision. La maison était en bois, elle ne devait faire qu'un étage. Le lit ne se trouvait ici que parce qu'il avait été récemment déplacé. Son autre main était libre.

Elle parcourut, curieuse, sa tête -des bandages partout !-, tâta son torse -là encore- et souleva la couverture pour découvrir ses cuisses. D'accord. Donc son hôte l'avait prit pour une momie, c'est bien ça ?
Il faisait jour et Automn n'avait pas l'habitude de voir de maîtres le jour. Il n'avait pas non plus l'habitude de rester placidement enchaîné. Se penchant vers les menottes, il découvrit avec surprise qu'il ne s'agissait-là que d'un jouet ! Une simple poussée de sa main valide sur un levier des menottes suffit pour le libérer.
Il se leva du lit mais manqua de tomber. Le surplus de bandages avait énormément ajouté à son poids, et la force lui manquait pour faire se mouvoir tout cela. De plus, il n'avait pas l'habitude d'une telle rigidité de ses membres.
Automn avança tant bien que mal. Il avait ignoré jusque là les nombreux tableaux ornant les murs. Son nouveau maître était donc peintre ? Bien ! Peut-être qu'ainsi ce dernier sera moins occupé à le martyriser. Il s'approcha des tableaux. Sa vision, affaiblie par l'obscurité de sa cage chez son précédent propriétaire, fini par distinguer l'intégralité des créations. Il était un peintre plutôt doué, mais ses paysages étaient étranges, comme inventés sous l'effet d'une substance illicite. Le ciel en était vert, l'herbe noire et les oiseaux multicolores. Rien de vraiment sensé que tout cela !
Mais, après plusieurs secondes d'observation, Automn se rendit compte d'une chose : les paysages étaient sinistres. Plus on les regardait, plus à l'impression de malaise générale venaient s'ajouter les petits détails du tableaux -une tête décapitée flottant dans une rivière violette, un chien pendu à une branche d'arbre-... L'hybride détourna le regard avant d'en voir plus, un peu malade.
Il avait faim. En face de lui, la cuisine ouverte, dont le frigo lançait un appel irrésistible. Il s'approcha.

Parmi les nombreux aimants collés sur le frigo se trouvait un mot, scotché, où Automn peina à lire : "Ne pique rien là-dedans, attends mon retour !"
Il resta interloqué, se demanda si le message s'adressait bien à lui. Son nouveau maître avait-il prévu qu'il allait piocher dans le frigo ?
La punition sera-t-elle sévère ?

Il ouvrit le frigo.
Rien.
Haha...
Il ouvrit le congélateur. Il débordait. A ses pieds tomba une baguette de pain. Il se pencha pour la ramasser, mais une autre choisie de tomber à ce moment-précis, lui cognant la tête. Il ramassa les deux en retenant un grognement et alluma d'une main experte la gazinière. Il alluma les plaques de gaz et réchauffa les baguettes à même le feu. Une fois celles-ci légèrement grillées, il en enfourna une à moitié dans sa bouche et alla fermer la porte du congélateur, qu'il avait oublié de refermer.

Les deux baguettes englouties, il déambula dans la maison, cherchant à repérer les lieux. Au fond d'un couloir se trouvait une chambre, un wc et une salle de bains. Pour le reste... Il avait déjà tout visité. Au bout d'un moment, une irrégularité au plafond, en forme de case, finit par attirer son attention. Mais dépourvu de moyen de l'atteindre, il laissa tomber, sa curiosité pourtant secouée. Était-ce une trappe secrète ? Ou un simple grenier sans importance ? Il finit par se résigner et s'installa sur le canapé, allumant la télévision. Il n'était pas familier de la télévision et n'avait vu la boite à images que lorsque Zune l'avait allumée devant lui pour regarder tel ou tel programme d'information, ou lorsque Trixie l'avait fait amené à son bureau, où ce même programme d'information défilait.
A cet instant défilaient des rumeurs sur un éventuel laboratoire Gaïen -qu'est-ce que c'était que ce mot ?-, des scènes d'êtres endeuillés par le virus récemment décimé, des reportages sur les affrontements de Rosaire.
Automn s'ennuya vite, tentant de porter attention à certaines choses dont il ne connaissait pas jusqu'à l'existence. Lorsqu'il finit par tomber sur une émission d'enchères en direct -une vente d'esclaves !- il frémit et éteint rapidement la chose.
A côté du canapé se trouvait un téléphone. Automn considéra la chose quelques instants. Il connaissait par cœur deux numéros, en cas d'urgence. Celui de Trixie et celui de Zune. Il était hors de question d'appeler l'une ou l'autre. Il contempla cependant la machine de nombreuses minutes, avant de se relever et de s'approcher dangereusement de la porte d'entrée.
Sa main, hésitante, glissa sur la poignée. Cette dernière s'abaissa sans soucis. La porte était restée ouverte !
Était-ce un oubli de la part de son nouveau maître qui avait pourtant prévu que son esclave réussirait à se détacher pour se trainer jusqu'au frigo ? Étrange.
Il ouvrit la porte.
Le soleil l'ébloui et une fois que ses yeux se furent habitués à la lumière vive... Automn referma immédiatement la porte !
Il avait reconnu ce village calme, ces petites maisons perdues dans ce surplus de végétation. Il en tremblait ! Sérès ! Il était retourné à Sérès ! Là où se trouve le Black Roses.

Adossé contre la porte, affolé, Automn tentait de comprendre. Sérès... Ce n'était pas par hasard qu'on l'avait 'ramené à la maison'. Était-ce pour Trixie, qui n'avait pas eu le temps de l'achever sous ses tortures ? Ou pour Zune, qui n'en avait pas eu assez de s'être déjà débarrassé de lui une bonne vingtaine de fois ?
Il avait cru, un instant, pouvoir rester dans cette maison de bois, à l'aspect chaleureux et reposant. Il s'était imaginé un maître presque agréable et un travail simple de domestique. Tout cela s'effondrait tel un château de cartes et il s'en voulait amèrement d'avoir rêvé ainsi. Au point où en était la situation, il hésita à s'enfuir. Il ne s'en irait certainement pas loin mais il connaissait ce village comme sa poche et aurait donc quelques chances de survie. Il savait aussi qu'il aurait pu chercher asile en Esgalduin, bien qu'il avait eu quelques déboires là-bas.
Toutes ces idées trottaient dans sa tête mais ne faisaient qu'y trotter. Trop lâche pour espérer accomplir ses plans, Automn attendit dans l'angoisse que son maître rentre, accompagnant l'une de ces deux anciennes maîtresses.
Il fit les cent pas, chercha une cachette, changea d'avis, regarda avec avidité par la fenêtre et tenta même de s'enfouir dans la terre d'un des énormes pot de fleurs qui ornaient le lieu.
Puis la porte s'ouvrit. Il sembla à l'esclave que ce mouvement long, ce bruit grinçant, sonnait le glas de chaque espoir jamais émit.
Mais Ibuki était seul.

Clignant des yeux, un peu effarouché, il vit entrer le plus naturellement du monde l'Incube qui l'avait acheté. Ce dernier, quelques peu dépenaillé et possédant sous les yeux d'énormes cernes ainsi qu'un sourire épuisé, ferma avec liesse la porte de sa demeure. Enfin chez soi !
Il fut plus que surprit de trouver son hybride le fixant, à moitié caché dans le pot de fleurs et recouvert de terre.
Mais il ne chercha pas à poser la moindre question. Il détourna le regard, quelque peu gêné.

IB n'avait pas demandé à recueillir Automn. C'était cette sorcière d'Esgalduin, cette Wakai, qui avait toqué un jour à sa porte. Il lui avait ouvert, un peu hésitant, et le sourire sadique de la jeune femme, totalement hypocrite qu'il était, lui fit pressentir le pire.
Il ne la laissa entrer que lorsqu'elle eut présentée devant lui assez d'éléments pour que lui-même ait besoin de s'assoir.
La jeune Elfe, une généalogiste, était venue remuer de désagréables souvenirs du passé. Saphira, la jolie hybride appartenant à sa boss, avait, il le savait, eut deux petits. A en écouter l'Elfe qui étalait preuves sur preuves, l'un des deux partageait ses gênes.
Provenant d'un autre esclave, de ceux, par exemple, qu'il traitait chaque jour, cela ne l'aurait pas surpris. Mais Saphira, il l'avait réellement aimé. Il l'avait désiré de chaque cellule de son corps et l'avait prit comme l'on arrache le fruit défendu de son arbre. Cette amertume, évoquée rien qu'au son de son nom, suffisait pour lui rappeler tout l'attrait qu'elle avait eut pour lui.
Si elle lui avait appartenu, il n'en aurait jamais fait cas. Mais cette hybride, propriété de Trixie De Laudreuil, semblait d'autant plus belle qu'il n'avait tout simplement pas le droit de la toucher. Il l'avait alors prise de force, sauvagement, et la défiance engendrée chez l'hybride par un tel geste avait eu raison de son affection pour elle, qui tourna vite au vinaigre.

Elle avait eu, quelques mois plus tard, un moutard qui lui trainait dans les jambes jusqu'à ce qu'il fut assez grand pour travailler. Il n'avait jamais prêté réelle attention à l'enfant, se contentant de l'observer d'un œil jaloux. Ce garçon, comme lui, aux cheveux et aux yeux noirs, lui semblait tel un rival. Il aurait probablement souhaité être à sa place.
Lorsqu'il comprit qu'il s'agissait réellement de son fils, il regarda l'Elfe d'un regard désespéré.

" Pourquoi me dis-tu tout cela ? " avait-il soufflé, anéanti. L'Elfe s'était contenté de sourire, murmurant qu'une certaine instance souhaitait que l'hybride soit sous la protection de son père.
IB n'avait jamais été un bon amant. Pour le peu de femmes et d'hommes qu'il avait courtisé, il avait plutôt été du genre à s'enfuir rapidement, à la moindre boulette de sa part. Il n'était donc pas du genre à être entouré et ne savait pas du tout comment s'y prendre avec ce 'fils' non désiré.
Qu'il était hybride ajoutait à l'embarras. Il n'avait aucune raison de le traiter correctement ! Non, il ne s'agissait que d'un esclave, d'un animal. Que sa race se soit mêlé avec une telle défection était un grand malheur pour sa famille, déjà calomniée. Il ne devait pas se réjouir d'une telle révélation. Il lui fallait garder les idées claires.
Heureusement, Wakai ne le lâcha pas d'une semelle. Elle l'aiguilla pour l'intégralité de la démarche et lui donna même l'argent pour racheter l'hybride. Devant tant de sous, Ibuki resta coit. Pourquoi valait-il autant d'argent ? Il voulut refuser, mais l'Elfe le rassura en lui promettant qu'il ne s'agissait pas de ses telpës à elle.
Luttant contre son introversion, IB se rendit en Fantastica, où il tint son rôle devant l'effrayant Ethan McGregor, auquel il racheta le jeune homme.

Et maintenant ? Se demanda le pauvre Ibuki, fixant d'un air las l'hybride effarouché. Pour l'avoir vu courir d'une tâche à l'autre, dans le même Black Roses où lui-même travaillait, IB savait que l'esclave parlait sa langue. Il finit donc par se forcer en engageant la parole, certain de détruire, se faisant, tous ses rêves d'une vie recluse.

- Hé, c'est bon, je ne vais pas te manger. IB s'approcha, la main tendue, créant chez l'hybride un sursaut de frayeur. J'm'appelle Ibuki O'uri, je suis dresseur nocturne au Black Roses. On s'est déjà croisés, tu te rappelles ?

Automn réagit vaguement au nom de Black Roses. Ses souvenirs étaient occultées par les horreurs subies les mois précédant son départ pour Fantastica. Il finit pourtant par se rappeler le regard froid d'un employé aux couleurs chatoyantes, cachées sous l'uniforme terne du lieu. Il hocha doucement, timidement la tête.
C'est à ce moment-là qu'il se rendit compte qu'il était planté dans le pot de fleurs. Il en sorti, renversant de la terre sur le sol propre. Un peu confus de sa maladresse, il attendit que quelque chose se passe, une quelconque réaction de son propriétaire. C'était plutôt agréable de savoir qu'il n'allait pas être récupéré par l'une des deux harpies mais... Le Black Roses ?

- ...Bref, fait comme chez toi, mais si tu pouvais passer un coup de balai de temps en temps ça serait sympa. Ajouta l'Incube, détournant le regard face à celui, interrogateur, de l'hybride. Il tenait énormément de Saphira. Son visage fin, la forme de ses yeux... Même ses mains semblaient trait portrait celles de sa mère. Automn hocha la tête une seconde fois.

- Bien, maître. Sa voix sonnait clair et douce. C'était plutôt agréable d'entendre quelqu'un vous répondre ainsi. IB esquissa un demi-sourire et détala dans sa chambre, qui lui servait également de second atelier. L'atelier principal, situé au grenier, il n'osait pas y accéder devant l'adolescent, voulant garder le secret de sa cachette.

Automn resta seul, interdit. C'était plutôt rare qu'on le laisse prendre ses aises... Non, c'était carrément génial ! Maître O'uri avait l'air, en tout point, de quelqu'un de cordial et de gentil. Le servir sera une bouffée d'air frais dans une vie sentant le renfermé. Il fallait absolument qu'il se fasse aimer de lui !
Automn Lane
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