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Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV]

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MessageSujet: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 9:34

Un air de lullaby dans ma tête, mes pas déterminés comme à leur habitude. Un masque de froideur sur mon visage, de celui qui souhaitait cacher mes sentiments. Mes gestes, aussi décalés que les bras d'une horloge, laissaient entrevoir une certaine nervosité. Pourtant, sous mon agacement, je souriais.
Tant, tellement et bien trop de magouilles. Tout ça pour rien. Tout ça pour le voir passer aux infos de la télé locale, tout ça pour voir un visage par mille fois trop familier aux allures sombres.
Ibuki était mort. Je n'en avais pas grand chose à faire et ne me rappelait de ce gars qu'un être fantasque et rêveur, pas trop causant, pas assez sociable pour attirer mon attention. J'aime les artistes mais il n'avait nullement mérité ma clémence. Son nom de famille, cependant, entendu pour la première fois dans le bulletin d'information, me rappela une jeune femme de ma connaissance. Elvira O'uri, c'était pas celle qui m'avait vendue Bel' par hasard ?
Intéressant. Seraient-ils de la même famille ? Si oui, je finirais bien par me faire une ennemie de cette impétueuse lycanthrope.

Ce que j'aime, en Nórë, c'est qu'il n'y a pas Raito. La Milice est alors tellement plus facile à manipuler, un régal pour les doigts qui dansent en jouant sur de tendres fils d'une marionnette inconsistante. Les choses faciles me sont agréables. Lorsqu'un peu d'argent suffit à remettre tout en ordre, c'est doux, c'est moelleux. J'esquisse un sourire, un peu nerveux peut-être.

Jeter un sacrifié aux pieds d'un milicien de ma connaissance ne m'a pas requis grands efforts. Un substitut, c'est aussi bête que ça. A côté de lui tomba également un joli paquet d'oseille qui servit de pot de vin. Le gars, un dénommé Armand, prénom que j'adorais parmi tant d'autre, accepta l'offre et m'offrit son bras que je refusais pour me diriger au fil des cellules froides et mortes. Les gémissements des esclaves et des autres détenus ravirent mes oreilles. Le lieu de chaos s'étalant sous mes pieds me rappelait maints souvenirs. Je regardais les êtres enfermés à jamais derrière ces barreaux, le visage ravagé par la torture, les mains ensanglantées d'avoir tenté de s'évader. Leur regard désespéré ne nous quittait pas, nous qui marchions si près de leur agonie. Un instant, je crus m'apitoyer devant une petite fille, seule, dans une de ces cellules. Je me demandais ce qu'elle avait bien fait pour se retrouver ici. Une énième créature en haillon dont le désespoir ne permettait nul moquerie. Mes pas semblaient danser. J'étais perdue dans ces douleurs, disparaissant petit à petit pour compatir pleinement à leur situation. Je ne ressentais pourtant aucune tristesse. Ils n'étaient pas moi. Ce n'était que de piteuses choses attendant, priant pour mon aide. Je leur adressais un sourire moqueur, tragiquement sadique.
L'un d'eux cracha des insultes. Mon guide lui brisa ses doigts, accrochés aux barreaux, d'un coup de matraque. Le bruit fut exquis et l'être tomba au sol dans les larmes.
J'aurais presque commencé à m'ennuyer tant la démarche était longue. Regarder autour de moi finit, comme n'importe quel jeu, par me lasser. Je tentais d'avancer, fatiguée maintenant, et espérais que chaque pas serait le dernier jusqu'à mon but premier.
Enfin, Armand s'arrêta face à une cellule un peu plus petite que les autres. Je poussais les grilles sans succès. D'un rire un peu gauche, il m'arrêta en accompagnant ses propos d'un geste de la main. Il introduit la clé dans la serrure et m'ouvrit en grand la porte.

" Je te connais, tu vas tarder dans la cellule. Mais dépêche-toi plutôt ou tu risques de te faire prendre ! " me souffla mon compagnon de jeu. J'hochais la tête, prudente et m'approchais de la petite forme désespérément enfoncée dans sa propre misère.

- Je t'avais dit que je finirais par te sauver.


Dernière édition par Zune De Laudreuil le Mer 9 Juil - 10:56, édité 1 fois
Zune De Laudreuil
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 9:50

" Je t'avais dit que je finirais par te sauver. "

Automn avait depuis longtemps abandonné. Face à lui ne s'étendaient désormais que les ténèbres, immenses et étouffants, de ses pensées. Il revoyait régulièrement Trixie, debout près de lui, qui le regardait en se moquant. Ibuki n'était plus. Il n'y avait auprès de lui que ce cadavre qui se putréfiait lentement. Qu'il tourne la tête à gauche ou à droite revenait au même tant il ne voyait que les ombres. Rien de la réalité ne transparaissait dans ses yeux éteints. Des rires venaient parfois briser sa quiétude, transformant son visage en un temple d'affolement. L'esclave se débattait alors de tout son saoule, hurlant à la mort, pris d'une peur qui s'agrippait à ses tripes tel un tic.
Les tortures des Miliciens n'avaient servis à rien sinon les amuser. Automn avait à peine remarqué les blessures qu'on lui infligeait. Il n'avait pu rien dire de réellement logique. Les Miliciens s'étaient moqués eux-aussi. Ils avaient ajoutés aux chaînes restreignant les autres prisonniers une camisole de force pour l'hybride. Ils comptaient ainsi le maintenir tranquille jusqu'au jour de son exécution qui serait un véritable événement politique à cause de la ville rebelle d'à côté. Mais la camisole ne l'empêchait pas de se débattre, pas plus que le bâillon qu'ils lui avaient enfoncé dans la gorge pour le faire taire, lassés qu'ils étaient de ces cris terrorisés.
Automn, blotti au fond de sa cellule, les yeux vides et tristes, ne remarqua pas l'arrivée de la vampire. Il ne réagit pas au son de sa voix. Malgré tout, au bout d'un moment, surement troublé par le bruit, il releva la tête vers elle sans paraître la reconnaitre.
Ses yeux se perdirent dans la couleur rouge qui lui apparaissait alors, celle même du sang répandu dans cette chambre qu'il n'avait jamais quitté. Ses doigts, coincés dans le matelas de ses manches, se contractèrent. Il eut un vague hoquet puis secoua la tête, comme pris d'une envie irrépressible de revenir au monde réel. Il ne le put cependant pas et tout ce qu'il obtint de ce geste fut une migraine d'autant plus troublante et saisissante. Il détourna à nouveau la tête, le visage trempé de lourdes larmes dont il ne connaissait pas vraiment la raison.
Automn Lane
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 10:20

Il y a des fois où on veut jouer le héros... Et des fois où on y arrive tout simplement pas.
Devant un tel tableau ma gorge se serra et je me trouvais bête, hésitante, me rappelant subitement la raison pour laquelle j'avais tant travaillé à récupérer cette chose idiote, fragile et brisée.
Au moment où nos regards se croisèrent je revis le mioche qui m'avait fait faire tant d'efforts pour l'apprivoiser. Le gamin que je tentais de faire sourire par une ou deux pitreries, fatiguée de le voir me fuir.
Je me rappelais cet adolescent un peu gauche qui avait fait de sa présence à mes côtés une nécessité. Ces années écoulées sans pour autant abandonner un pauvre collier écaillé. Je m'étais accrochée à un souvenir, à un goût spécial, particulier, de ce passé. Je m'étais bêtement accrochée à sa présence, ne supportant pas l'idée que ces nuits paisibles, sans soucis, où moi et Trixie étions encore en bon terme, ne s'en aillent définitivement.
Maintenant, à le voir ainsi, je réalisais à quel point je m'étais fourvoyée. Chercher à récupérer quelque chose de brisé ? Inutile. On ne pouvait revenir en arrière, pas plus que je ne pourrais un jour revoir Ken. Chaque personne partie l'était définitivement et j'aurais peut-être dû laisser partir Automn bien avant.
Penchée vers lui, lui souriant désormais timidement, j'hésitais à faire le moindre geste. J'hésitais également à rebrousser chemin.


" Dépêche-toi, Zune. " jeta Armand, exaspéré. " Si tu as changé d'avis, soit, mais ne traîne pas ! " Le Milicien me connaissait étrangement bien. Je ne pris pourtant pas la peine de lui adresser un regard. M'agenouillant en face de la créature cassée, je la pris dans mes bras. Sa chaleur me surprit un instant. Attristée, emplie, surement, de pitié, je lui murmurais que ça allait bien se passer. Je n'avais peut-être pas totalement oublié ses propos, violents et insolents, à Fantastica. Mais je n'avais pas pour autant renoncé à lui. Je me doutais bien qu'un malentendu figurait entre nous, qu'il avait vu la méchante car il avait souhaité la voir. Qu'avais-je vraiment fait pour son mal ? Je l'avais ramené là où il se devait d'être. Ce n'était pas ma faute si Trixie avait voulut se venger ! Bien sûr que je m'en doutais mais...
Il fallait bien ça pour le faire réagir. Pour modeler autre chose, au delà. Pour faire d'Automn quelque chose de bien plus précieux qu'un simple compagnon.
Peut-être à trop modeler avais-je fait craqueler la pâte. Tant pis, il y aura surement d'autres essais.

Je l'aidais à se relever et l'accompagnais jusqu'à la sortie, le portais, finalement, jusqu'à l'extérieur des murs. Je faisais attention à lui, le soutenant sans le blesser. J'avais rabattu autour de lui le pan de ma cape, pour éviter de le faire voir par les autochtones, le dissimulant. J'avançais ainsi jusqu'à la maison d'Ibuki, que j'avais vu aux informations. Celle-ci était désormais vide et abandonnée. Les habitants de Sérès l'évitaient, de peur d'être attaqué par un quelconque fantôme. Moi qui ne craint pas les spectres avait décidé de ramener Automn là-bas.

Trouver la chambre ne me pris pas longtemps, je déposais le chargement sur le lit et fermais les volets.


" Je vais te faire à manger. Reste sage, d'accord ? "
Zune De Laudreuil
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 10:39

Au fond de sa pénombre se trouvait le visage d'Ibuki. Automn voulut tendre les doigts pour l'attraper doucement, mais cela ne se fit pas. Il eut mal à la poitrine et ses yeux s'emplirent à nouveau de larmes.
L'étreinte de son maître sembla alors si réelle.

Il se laissait faire, porter, bouger. Rien ne l'importait et qu'importe où l'emmenaient ces fantômes. Il n'avait aucune crainte.
Le paysage défila vaguement, reflété dans ses pupilles. Il se laissa bercer par le bruit des pas, parfois avançant de lui-même, suivant le chemin qui lui avait été tracé. Il retrouva celui de la maison, franchit le seuil en s'attendant à y voir son maître. Son esprit embrumé ne lui permit pas de se rendre compte du silence sordide habité par les pièces.
Il retrouva le lit comme si tout ceci n'était qu'un cauchemar. Il s'y endormit telle une masse, laissant son maître s'occuper du repas. Après tout, n'était-ce pas son anniversaire ? Il pouvait bien demander cela.
Mais n'aura-t-il pas de mal à cuisiner sans couteau ?

...Les images de son crime lui revinrent en mémoire comme autant de coups de lames. Il hurla à travers le bâillon dont les échardes le blessèrent. Se rappelant soudainement chaque événement passé, Automn se débattit et finit par tomber du lit, affolé. Il se revit enfoncer l'arme dans la gorge de son maître alors qu'il était aux prises de son mauvais rêve. Il se revit, recroquevillé contre ce mur, tourner lentement le visage pour en découvrir le cadavre. Celui qui, froid et décomposé, partait en lambeaux alors que le temps passait.
Automn cria encore, bien longtemps, avant que ses cordes vocales meurtries ne le forcent à se taire. Il gît alors allongé au sol, les yeux ouverts et le souffle court. Il se rendit enfin compte du bâillon, des chaînes et de la camisole. Alors il rit lentement, tristement. Que faisait-il ici ? Qu'avait-il fait pendant tout ce temps ? Qu'avait...
Le sang rouge lui revint devant les yeux. De la bile s'écoula d'entre ses lèvres, tâchant le morceau de bois lui obstruant la bouche et débordant sur ses vêtements. Quelques spasmes l'agitaient alors qu'il s'étouffait, sa gorge noyée par ce liquide brûlant et acide.
Automn Lane
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 10:54

Il n'y aurait rien de plus chiant sur cette planète que de devoir obligatoirement faire la méchante alors que l'on veut être gentille.
A ce niveau-là, j'avais beaucoup de mal à garder ma contenance aussi l'avais-je totalement laissée de côté. Cela ne m'intéressait pas de paraître noble, digne et tout ce que l'on veut si c'est pour ne pas vivre pleinement ma vie. Me cacher derrière un masque, ça va cinq secondes si ça sert un but précis, mais sérieusement, mentir et se terrer quelque part pour garder intacte une notion que je ne saisissais pas... Niet.
J'avais de la peine pour Automn. Vouloir jouer à celle qui a un égo surdimensionné en le laissant au sol me gênait personnellement. Je me sentais aussi un peu responsable de son état. J'aurais dû le tirer plus vite de chez Ethan. A cette époque, on avait atteint le seuil critique de sa psyché et je ne m'en étais même pas rendue compte. Voilà le résultat.
J'avais fait une sorte de bouillie, me rappelant qu'au Black Roses les esclaves se voient mutiler la mâchoire pour éviter de mordre et donc que la nourriture solide allait l'étouffer. Habituée à avoir des carnivores à la maison, j'étais plus douée dans la cuisson des viandes mais je savais tout de même faire de la nourriture potable. Fade mais potable.
C'est à cet instant que le silence fut déchiré par un cri bien flippant. Je manquais de lâcher la mixture mais eut le réflexe de la déposer sur le plan de travail et même de couper le feu ainsi que le gaz avant d'aller voir ce qui se passait.

Il était tombé du lit.
Je ne savais pas vraiment si je devais le prendre avec lassitude ou compassion. J'hésitais un peu entre les deux, sachant que de toute manière le jeu me lassera bien à un moment ou à un autre. Je décidais de faire preuve de gentillesse et m'approcha du corps paniqué, tentant de le rassurer par des phrases qui se ressemblaient toutes. 'tu es hors de danger maintenant, calme-toï je suis là'.
Je crus voir un moment de lucidité passer et le saisis au vol.


- Automn ! Hé, regarde-moi ! -je tournais sa tête vers moi- c'est Zune. Je suis là, je m'occupe de toï. Fait un effort, ressaisis-toï !

Il vomit.
Bien que craignant qu'il attire les voisins, je lui défis son bâillon pour lui permettre de respirer. Je le tournais également sur le côté, quelque peu habituée à de tels excès pour avoir marinée dans des bouges infâmes. Des situations semblables, j'en avais vécue pleins et ça me faisait en conséquence de beaux souvenirs qui me rendaient acquis les bons réflexes aux bons moments.
Lorsque les soubresauts de son estomac, empirés par sa frayeur, se calmèrent un tantinet, je déchiquetais mon avant-bras d'un coup de croc et collais la plaie sanglante contre la bouche d'Automn.


- Bois, ça te donnera des forces. Au pire, j'en faisais une Goule, un Vampire ou un Expire. Rien de très dérangeant sachant la pauvre situation dans laquelle il était. Puis vu qu'il venait de rendre ses tripes, je me voyais mal lui faire bouffer ma bouillie. De l'eau aurait été plus utile, il devait être déshydraté.
Zune De Laudreuil
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 11:28

Un instant il cru entendre le son d'une voix familière. Cette dernière venait de bien loin dans son histoire et il ne parvenait même pas à s'en rappeler la sensation. Qu'était cette voix ? Appartenait-elle à quelqu'un qu'il avait aimé ?
Il crut s'en rappeler mais tout son corps le brûla. Enfin, on lui permit de respirer et il senti une morsure rêche à l'intérieur de sa bouche désormais libre, vide comme si elle ne l'avait jamais été. Il toussa, cracha jusqu'à ce qu'autre chose ne s'y enfourne. Un liquide chaud revint se loger sur sa langue, mais celui-ci avait un tout autre goût.
Il voulut agripper le bras fermement et il bu jusqu'à ce qu'on lui dise stop. Le sang passa dans son système, lui accordant un nouvel instant de lucidité où il vit ce qu'il se refusait à voir. Un nouveau rire cynique manqua de l'étouffer. Ses yeux brillants et sombres fixèrent la vampire.

- Tu n'as pas pu t'en empêcher. Murmura-t-il, sa bouche cracha le sang qui n'avait pas été ingéré, mélangé à la bile qui n'avait pas été recrachée. Il se sentit défaillir et eut bien vite extrêmement froid. Son corps tout entier se mit à grelotter et fut immédiatement trempé d'une nouvelle couche de sueur glacée. A chaque fois qu'il se croyait au fond du gouffre survenait la vampire, qui lui prouvait alors qu'il y avait bien pire. Elle l'y entrainait cruellement, n'hésitant pas un seul instant à le manipuler d'un sourire qui l'avait autrefois fait frémir. Il la voyait tel un oiseau cruel, annonciateur de malheur et de mort. Pas une seule fois, il ne lui avait semblé qu'elle voulait l'aider. C'était tout simplement un faux-semblant. Son aide ne faisant que l'enfoncer plus bas dans sa misère.
Mais à cet instant précis, alors que sa raison vacillait à nouveau et qu'il luttait pour rester éveillé, il trouvait agréable de ne pas être seul. Tant que quelqu'un était auprès de lui, ses angoisses se calmaient.
Bientôt les ténèbres revinrent, et avec eux un calme plat. Regardant devant lui comme s'il était aveugle, Automn ne distinguait plus rien sinon le cadavre d'Ibuki qui ne voulait pas quitter ses yeux. Ses muscles se contractèrent involontairement, il gémit faiblement puis resta coit, sans pouvoir prononcer une parole, paralysé par le regard effrayant du mort...
Automn Lane
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 11:52

Je déteste qu'on me rit au nez ! Le regardant, outrée, je m'apprêtais à lui déclancher une baffe tel le gamin insolent qu'il était. Cependant il fut assez censé pour ouvrir la bouche avant de se récolter une tarte.

- Tu n'as pas pu t'en empêcher.

Il m'avait pris énormément de sang. Rien de surprenant, en général, personne n'y va dans la mesure lorsqu'il s'agit du sang d'un vampire. L'un le rejettera, refusant même de le boire pour crever en paix, l'autre l'aspirera comme une pompe, de peur d'en manquer. J'aurais plutôt placé Automn dans la première catégorie mais fût agréablement surprise qu'il entre dans la seconde.

- Avec un joli visage comme le tien, c'est plutôt difficile. Lui avouais-je, une mimique faussement ingénue agrafée sur ma tronche.
Je commençais à être habituée à ses caprices corporels aussi quand il se mit à trembler -conséquence fâcheuse mais peu surprenante de la dégueulade de tout à l'heure-, je gardais mon calme et me contentais de tirer vers moi la couette du lit, afin de l'emballer dedans. Désormais enroulé, il ressemblait à une drôle de petite chenille.
Il redevint amorphe, et je me dirigeais vers la salle de bain, à côté de la chambre, où je fis couler un bon bain chaud. Avant de quitter la pièce, je lavais mes avants-bras, souillés par des fluides corporels âcres et peu ragoûtants.
Écoutant d'une oreille certaine couler l'eau, je revins dans la chambre et surveillais le fragile petit être. Lorsque la baignoire sembla emplie, je le déballais et, tout habillé, l'emmenait jusqu'à la baignoire pour le plonger dans l'eau.
Immédiatement, l'eau changea de couleur, prenant une sale teinte de soupe ratée. Je retirais lentement ses vêtements et le lavait au fur et à mesure, sans faillir à ma tâche première, émoustillée que j'étais de le voir nu depuis tout ce temps.
Je brisais ses chaînes d'un coup sec de télékinésie. Elles ne servaient pas pour l'instant. Je les sortis, sales et rouillées, de l'eau du bain. Leur odeur n'était pas franchement agréable aussi les balançais-je au loin.
Un peu comme avec mes propres mioches, je faisais attention à ce qu'Automn ne boive pas la tasse, un tantinet plus mère que maîtresse pour l'heure en cours. Je veillais même à ce que le shampoing ne lui rentre pas dans les yeux. Je pris malgré tout plus de liberté avec l'esclave qu'avec Yuroh et Zwei, son statut de victime le rendant incapable de s'occuper de nettoyer ses parties génitales lui-même. Ce n'était cependant pas la première fois que je donnais le bain à Automn, et il n'y avait là rien de surprenant.

Quand il fut propre, l'eau avait viré à un genre de marron foncé. Je le rinçais et le sorti de l'eau, manquant de le faire déraper sur le sol de la baignoire. Je le soulevais et le posais au sol, où j'essuyais ses cheveux et l'emballait affectueusement dans une nouvelle serviette.
Tout cela fini, retenant un soupir d'épuisement, il me suffit de le reconduire à la chambre et de l'installer sur le lit. Dans l'armoire fût prise une autre couette qui me servis à le border fermement. Après une vague hésitation, je ramenais de la salle de bain sa camisole que j'affectionnais particulièrement bien qu'elle fût tâchée de multiples saletés. Elle lui sera remise au réveil.

Tout cela mit en place et profitant du fait que bordé comme il l'était, il était incapable de bouger, je m'installais à côté de lui, sur la couette, et m'endormis aussi, une main posée sur son torse. Signe vague d'affection, plus flagrant de domination.

Je dormis bien malgré ma proie agitée. Au réveil, je lui remis sa camisole et n'hésita pas à profiter de lui malgré son état évident de faiblesse. Automn ne m'appartenait-il pas ? Ne l'avais-je pas racheté une énième fois ? Tant de temps à être frustrée méritait récompense. Par ailleurs, je n'avais pas franchement besoin de retour lorsqu'il s'agissait de coucher et je me contentais bien d'un appareil fonctionnel rattaché à un visage en larmes.
La chose terminée, j'allais moi-même me doucher après l'avoir à nouveau fortement bordé pour éviter qu'il ne détale. Ses mains étaient liées par la camisole, mais certainement pas ses jambes et dans l'état où était le petit fossoyeur, je me doutais bien qu'il pourrait courir dans la rue sans s'en rendre compte.

J'avais nouée la camisole dans son dos de manière à ce que ses mouvements soient totalement restreints. Le laisser trop longtemps dans cette position pouvait alors lui couper définitivement la circulation au fond de ses bras. Je savais qu'il ne valait mieux pas m'absenter longtemps. Une fois ma douche finie, mon premier réflexe fut d'aller chercher dans la cuisine la bouillie de la veille et de la lui ramener, pour lui donner la béquée comme à un bébé incapable.
Zune De Laudreuil
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 13:29

Les pensées toujours presqu'entièrement voilées, Automn ne cherchait plus à comprendre. De vagues réflexes, mouvements, lui rappelaient ce vieux service qu'il faisait autrefois. Immobilisé, brisé, il savait tout de même accomplir sa fonction principale.
S'en suivi à la fin de l'acte, accompagné d'une légère douleur, une nouvelle nausée qui le fit trembler.

Le bain d'hier ne l'avait pas réveillé plus que ça et la nuit s'était passée dans les cauchemars. Il s'était bien débattu tout en sachant cela inutile, quelque peu conscient d'être attaché. Au réveil, ses cheveux qui n'avaient pas vraiment finis de sécher lui envoyaient de mauvais frissons sur le crâne, contribuant à l'abrutir. Il regarda d'un air absent les volets fermés d'où s'échappaient encore quelques pauvres rayons de soleil mourants. Ce paysage... Il aurait certainement aimé le voir dans d'autres circonstances.
Ses bras lui faisaient très mal, écrasés dans son dos par son propre poids. Il tenta sans succès de balancer sur le côté avant de se rendre, épuisé et las.
De nouveau perdu pour le monde, il se laissa donner à manger sans vraiment pouvoir avaler. Il fallut qu'on le force, et encore ! La nourriture semblait se bloquer dans sa gorge et chercher à ressortir. Il ne souhaitait pas manger. A quoi bon ?
Le contact de la vampire avait pourtant quelque chose d'étrangement rassurant. Il aimait sentir ses doigts se poser sur sa peau. Cela le réchauffait un peu.

A chaque fois que le désespoir était trop grand, tel un immense gouffre prêt à l'avaler, Automn s'imaginait le visage de Lorelei, la lycanthrope qu'il avait rencontré en Fantastica. Il revoyait son air gentil et ses mouvements gracieux et naïfs. Il l'avait aimé dès qu'il l'avait vu. Où était-elle désormais ? Elle l'avait oublié, loin dans son pays. Il était le seul à penser encore à eux. Il était le seul à regretter.

La sonnette résonna à ses oreilles comme une musique extrêmement désagréable. Il gémit et paniqua, se rappelant les sonneries puissantes et répétitives de la Milice, avant que celle-ci n'enfonce la porte d'entrée. Il n'avait pas entendu celui, peu auparavant, d'une porte que l'on pousse sans succès. Quelqu'un, assurément, essayait d'entrer et, voyant que la place était habitée, s'était décidé à sonner.
Enfin, la porte fut forcée encore une fois. Ce n'était pas bien difficile car elle était cassée. Des bruits de bottes tonnèrent à travers les pièces, l'intrus cherchant quelque chose. Automn tenta de se rouler en boule, bloqué pourtant par la couette.


Dernière édition par Automn Lane le Mer 9 Juil - 14:15, édité 1 fois
Automn Lane
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 14:01

Je m'amusais plutôt bien. Qu'importe le travail fastidieux de s'occuper d'un malade si le malade était d'un physique appréciable et que je savais que je pouvais m'en défaire quand je voulais. Veiller à ce qu'Automn avale sa bouillie, effleurant de la cuillère sa joue dont dégoulinait la nourriture ne me gênait pas du tout. Il avait de jolies joues et je les effleurais. Pourquoï me plaindre ?
Je me voulais malicieuse et je l'aurais bien asticoter à l'en faire verser ces lourdes larmes si un bruit à la porte ne m'avait pas dérangé. Je l'avais immédiatement entendu, me redressant de toute ma taille et surveillant désormais sans faillir.
J'entendis cette respiration particulière et cette démarche certaine qui me rappelèrent l'inévitable. Je sortis de la chambre, fermant la porte derrière moi et rejoint la jolie Elvira.


- Elv' ! Salut ! Comment tu vas, hein ? Ca fait longtemps, ma vieille.
A vrai dire, la dernière fois que j'avais eu à voir cette magnifique paire de seins, c'était pour venir assassiner le joli petit Bel' qui, n'étant pas de cet avis, l'avait mordu à plusieurs reprises avant de s'enfuir. Elle, détruisant le mur, était partie à ses trousses.
Depuis, plus de nouvelles. En même temps, cela n'avait rien de suspect, ce n'était qu'une marchande d'esclaves parmi tant d'autres, nous n'étions pas amies.
Mais nous nous étions laissées toutes deux assez d'impression pour se reconnaitre, des années plus tard.

Elvira se figea et me regarda, grognant comme une vraie petite louve. Je grognais également.

- Que fais-tu chez mon frère, salope ?!*

Han. Comme on y va, les insultes ! Je levais les yeux au ciel.
- Je viens t'y emmerder, c'te question !* Nous étions dans le salon. Aussi tirais-je à moi une chaise et, m'y installant, cherchais d'une manière ou d'une autre à l'agacer. Je ne la quittais pas des yeux, c'était une menace.
Nous avions tous les deux commencés à parler dans la langue d'Our World, là où nous nous étions rencontrées. Mais je cherchais à partir dans celle de Nórë, comme ça Automn, s'il entendait, pourra écouter.
Tu es d'une impolitesse, c'est pas vrai !

Elvira non plus ne me quittait pas des yeux. Pleins de questions semblaient défiler dans sa tête et la première était quel rapport avais-je avec son frangin. Avec sa mort.
D'une nature fourbe, j'aurais très bien pu en être responsable ou bien l'avoir organisée. Mais ce n'était pas le cas aussi cela me fit un peu rire.
Elle grogna d'autant plus.


- Écoute, cette maison était déserte. Je ne fais que passer, j'avais besoin d'un coin pour me protéger du soleil. J'ai vu aux infos que ça ne gênerait personne et...

Elvira ne me crut pas un seul instant. Elle semblait prise d'une intuition hors norme, comme si son chagrin de petite sœur en deuil la rendait plus lucide qu'elle ne l'était d'habitude. Son flair, également, dû repérer l'odeur mauvaise de vêtements souillés et mal-lavés, jetés par-ci par-là dans la salle de bain. Elle quitta le salon et se dirigea d'un pas rapide vers le couloir puis, changeant d'avis au dernier moment, ouvrit la porte de la chambre à la place de celle de la salle de bains.

Outch.
Évidemment, on avait vu le visage d'Automn aux infos. Le substitut, bien que ressemblant, faisait pâle figure devant l'indéniable modèle original. Le sang de la Lycanthrope ne fit qu'un tour, mais au lieu d'attaquer celui qui se trouvait attaché et sans défense, elle s'en prit à moi, qui courait derrière elle dans le couloir.
Alors que j'étais soulevée de terre par les mains d'apparence puissantes de la créature, mon réflexe fut de délier les manches d'Automn. S'il avait une seconde d'intelligence, il en profitera pour s'enfuir. Avec ou sans pantalon. Moi qui n'avait pas prise la peine de le rhabiller le regrettait désormais. Je risquais à tout moment de devoir détaler et l'embarquer du mieux possible par crainte de le perdre à nouveau.

Mon raisonnement s'arrêta à l'instant même où le poing d'Elvira vint violemment maltraiter mon visage, me faisant valser à plusieurs mètres de là et atterrir contre un truc dur dont des livres s'effondrèrent sur moi. Une bibliothèque. Celle du salon. La Lycanthrope, désormais transformée, bondit sur moi et j'eus à peine le temps de la dévier de sa trajectoire grâce à mon pouvoir, pour qu'elle aille renverser l'armoire contenant la vaisselle. Elle se releva du mieux qu'elle pouvait et revint à la charge...
Zune De Laudreuil
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 14:36

L'hybride vit l'intruse sans la voir. Ses pupilles vides ne remarquèrent pas la menace pesant sur lui. Il se serait volontiers laissé tuer si cela avait pu être utile, tant sa vie comptait à l'instant peu pour lui.
Mais le bourreau se retourna et il comprit bien trop tard ce qui se passait. Désormais les mains libres, il se releva du lit, s'en échappa. La couette semblait s'être défaite également par une magie qu'il savait nommée télékinésie. Cherchant une arme, n'importe quoi, pour pouvoir se défendre dans ce dangereux affrontement, il eut la chance de trouver l'épée de Zune abandonnée au sol. Il pu même attraper un pantalon au passage qu'il enfila en moins de deux secondes avant de courir dans le salon, où le combat se déroulait.
Sa tête le brûlait et il ne savait, à vrai dire, pas combien de temps il saurait ainsi se maîtriser. L'envie irrésistible de retomber dans sa torpeur le tourmentait. Il voulait à nouveau dormir, à nouveau oublier. La vampire ne méritait certainement pas un aussi gros sacrifice, autant d'efforts. Pourtant il ne pouvait se permettre de rester inactif car l'ennemie était là, bien présente et dangereuse. Il fallait l'évincer. L'ennemie, Trixie.

Le sang battait en ses tempes en un rythme de folie. Il ne réalisa pas un seul instant cette immense différence d'espèce entre Trixie et Elvira. Seul comptait d'annihiler le danger. L'épée fermement tenue, bien qu'il n'avait jamais essayé d'en utiliser une, il s'approcha de la lycanthrope qui, lui tournant le dos, essayait de dévorer la vampire rouge. L'esclave, sans hésiter, lui asséna un violent coup d'estoc, la transperça de part en part.
Bien que la créature s'effondra sur la vampire, il ne prit pas la peine de la secourir. Bientôt, il défaillait à nouveau, tremblant, comprenant vaguement ce qui se passait... Selon lui.

- J'ai... J'ai tué Trixie, hein ? Demanda-t-il, hésitant, son visage éclairé d'une petite lueur naïve d'espoir. J'ai tué le Dragon ? Il regardait droit devant lui mais ses propos s'adressaient à à peu près n'importe qui pouvant lui répondre. Il y avait une légère panique dans ses gestes nerveux mais du moins se croyait-il enfin délivré de son fantôme. Il était plus que soulagé, enfin libéré, après tout ce temps ! Il eut un sourire à peine perceptible qui s'installa dans le coin de ses lèvres.
Automn Lane
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV] Mer 9 Juil - 14:56

Le poids d'une Lycanthrope transformée s'écroulant sur moi, me coupant le souffle. Je tentais de me débattre, de virer ce gros tas de mon corps frêle et usé. Je finis finalement par la pousser sans réellement avoir compris ce qui s'était passé. Une veinule de son cerveau avait explosé et elle était morte ? Elle était malade du cœur ?

- J'ai... J'ai tué Trixie, hein ? J'ai tué le Dragon ?

Ou Automn l'avait tuée ?
...QUOÏ ?!
Quand j'avais délié le gars, je pensais sincèrement qu'il aurait été capable de s'échapper seul. Mais je n'étais pas allée jusqu'à me dire qu'il allait me filer un coup de main dans la baston ! Encore moins la tuer ! Pourquoï la tuer ? C'était qu'une bagarre, bordel !
Je me relevais, incrédule, regardant à la fois Elvira qui ne bougeait plus et Automn qui semblait merveilleusement heureux. Un instant, je me sentis mal pour lui. Hein ? Il l'avait pris pour Trixie, sérieusement ? Il devait être sacrément atteint.


- Oui. Oui, tu as tué 'Trixie'. Lui dis-je entièrement pour lui faire plaisir. J'entendais faiblement battre le cœur d'Elvira, mais elle avait besoin de soins immédiats. Je ne pouvais permettre une telle chose, elle irait immédiatement rapporter ce qu'elle avait vu !
K'so ! C'est quoï ce merdier ? Avait-on juré la perte de cette famille ? Qui m'a fait signer un putain de papelard dans lequel il y avait marqué que je devais être responsable de la mort de chacun de ses individus, hein ? Sérieusement ?
Contenant ma rage mais parcourant, agacée, la pièce de long en large, je cherchais une solution. Il valait mieux se barrer, les voisins avaient dû voir la nana entrer. Putain mais c'est pas permis ça ! Comme si j'avais besoin d'un meurtre en plus ! Est-ce qu'au moins ce pitoyable imbécile, là, celui avec le grand sourire béat, il sait que si je me fais chopper pour ce meurtre c'est moi qui finit au peloton d'exécution ?!

Je me retenais de déverser ma colère contre Automn, qui risquais de perdre rapidement le peu d'amélioration qu'il avait gagné en se faisant incendier. N'empêche, s'il avait été dans son état normal, je l'aurais drôlement allumé !
Haha, Elvira...! Dommage que le p'tit Bel n'ait pas de téléphone portable, il aurait certainement apprécié la vue de cette fille agonisante. ...Merde !
Pourquoï n'avais-je pas prévu qu'on nous rendrait visite ? Hein ! Je suis pas aussi conne d'habitude ! Est-ce qu'il y a vraiment un avantage à ça ? Non, y'en a pas sinon me foutre dans la merde et ajouter au palmarès d’assassinats d'Automn.
Pas que ça me gêne franchement, hein ! J'adore traîner avec des meurtriers, en étant moi-même une. Mais là, il n'y en avait pas utilité. Un meurtre bête, qui sert à rien et qui est entièrement ma faute.

Du calme, ma fille. Un éternuement, dû à une odeur forte et désagréable que je ne saurais qualifier, me remis les idées en place. Je récupérais mon épée dans le dos d'Elvira. La lame s'était enfoncée de part en part et était descendue sur plusieurs centimètres, déchiquetant les poumons. La régénération avait tentée de se faire autour de l'épée, mais l'argent dont la lame était recouverte avait contribué à infecter l'organisme. Maintenant que je retirais l'épée, c'était déjà trop tard.
Elvira mourait.

Je courus dans la chambre et récupérais le reste de mes affaires. Ouvrant l'armoire d'Ibuki, je volais une seconde cape. Je la jetais sur la tête d'Automn et, l'attrapant par la main, l'entraina vers la sortie. Il fallait faire vite, avec un peu de chance, il pourra trouver refuge à Esgalduin. J'avais été bête de ne pas l'emmener directement là-bas. Égoïste, aussi.
Zune De Laudreuil
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MessageSujet: Re: Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV]

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Qu'il y a-t-il de plus tragique que la mort ? [PV]

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