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En territoire inconnu

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MessageSujet: En territoire inconnu Jeu 22 Mar - 21:46

C’était au final, une bien étrange journée pensais-je. En réalité je ne savais pas vraiment quoi penser à propos de celle qui allait devenir, ou plutôt qui était devenu ma maîtresse, et encore plus de mal à réaliser que j’entamais une vie d’esclave.

A ce propos la décision de me laisser seul avec autant d’argent de ma maîtresse me laissait perplexe. Etait-ce de la confiance ? Ou l’assurance de pouvoir me rattraper quoi qu’il arrive ? C’était une étrange personne sur laquelle j’étais tombé. Elle semblait à première vue impulsive et violente mais elle m’avait donné à manger, cela ne signifiait peut être pas grand-chose à la base, mais pour moi qui a l’habitude de me contenter de survivre de pain volé, cela me touchait beaucoup. A moins que cela ne soit de la pitié ?

« Zelda »

Quelqu’un qui a pitié ne donne pas son nom ainsi, à supposer que cela soit bien un nom, je m’étais peut-être fait des idées. Cela ressemble plus un prénom, mais un maître ne donnerait pas son prénom à un esclave !

« Zelda »

Malgré moi ce nom résonnait. Ça sonnait bien à mes oreilles. En y repensant, elle n’était pas laide, non, elle avait même un certain charisme, mais il fallait avouer qu’elle n’avait pas l’air dans un enfant de cœur… Toutefois ses longs cheveux roses et ses yeux perles la rendait assez attir-*Mais c’est une vampire*
Je me secouai nerveusement les cheveux, comme pour chasser une mauvaise idée qui s’installerait dans mon crâne. C’est une vampire, et mon esprit me refusait le moindre élan de sympathie.

Pourtant j’avais acheté ces pommes, dans le même genre que celle qu’elle m’avait offerte, en espérant qu’elle apprécierait. *Simple retour des choses* me forçai-je à penser.

Qui plus est, c’est ma maîtresse, pas une amie, elle ne m’a pas acheté pour que je lui offre des fleurs et encore moins pour me rendre heureux. Toute trace de sympathie devait être annihilée de mon esprit avec la plus grande fermeté, ma vie d’esclave n’allait pas être une partie de plaisir.

Pourtant à peine venait elle de commencer que je me sentais déjà plus vivant que durant toutes ses dernières années. J’étais vêtus de vêtement neufs, assez légers pour permettre des mouvements plus aisés mais assez chics pour paraître bien devant n’importe qui. J’avais opté pour un style noir passe partout, sans doute une vieille habitude.

Avec l’argent qu’il me restait j’ai même pu acheter un peu de nourriture pour reprendre du poil de la bête. J’eus cependant quelques remords d’avoir dépensé la plupart de l’argent que ma… maîtresse m’avait donné, même si j’avais quand même bien négocié pour obtenir une belle réduction sur les vêtements. C’est pourquoi j’avais cueilli quelques pièces auprès d’un elfe qui montrait un peu trop ostensiblement une bourse contenant 30pièces d’or à sa ceinture (même si c’était aussi quelque part une volonté de ne pas perdre la main), si bien qu’au final, sur les 50 pièces d’or qu’elle m’avait donné, il m’en « restait » 32.

Je ri tout seul de ma fort bonne gestion de l’argent qu’on m’avait confié et finit par m’attirer les regards curieux des rares passants dans ce coin isolé du quartier riche. Il est vrai qu’un hybride riant tout seul en attendant immobile devant une bâtisse comme celle-ci n’inspirait peut-être pas confiance. Car effectivement je me tenais debout devant la demeure qui allait devenir sans doute, la base de ma nouvelle vie.

J’étudiai encore une fois l’idée de m’enfuir, mais la vie de délinquant vagabond ne me tentait pas plus que l’esclavage. Je plongeai mon regard dans le paquet de pommes acquis au marché comme espérant y trouver des réponses. Puis, relevant la tête, je m’avançai lentement vers la porte.
*Devrais-je frapper ou entrer directement ?* Après un assez long moment d’hésitation je décidai de trancher en optant pour les deux à la fois et entrait après avoir tapé la porte sans attendre de réponse.

« Je suis… « rentré ». »

Karde Sharnk
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MessageSujet: Re: En territoire inconnu Ven 23 Mar - 21:36



  • J’avais laissé le neko seul au milieu du marché. Je me dépêchais de rentrer pour nourrir Una. Sitôt rentrée, je lâchais mon sac en cuir par terre et me lançais à la recherche d’Una. Petite et malicieuse, je savais qu’elle se cachait encore. Elle aimait bien se coucher sur la table, près de la fenêtre. Rien n’était ouvert, pour éviter qu’elle ne s’échappe. Mais cette fois-ci, elle se cachait. Soupirant, amusée tout de même, je pris l’initiative de la chercher partout. Toutes les pièces, toutes les cachettes confondues. J’étais patiente mais je du m’avouer vaincue par cette petite peste. J’abandonner la partie et décidait de me laver les cheveux. Mes vêtements tombèrent un à un sur le sol de la salle de bain puis j’entrais dans la cabine de douche… avant de constater que le pommeau de la douche faisait des siennes. Mes doigts caressèrent le tuyau. Bien Una, aimait les tuyaux, je le savais à présent. Elle semblait avoir aimé ronger… ! Agacée, je balançais ce maudit truc contre le mur. Il ne me restait plus qu’une option. J’enfilais ma longue jupe à nouveau puis me retrouvait dans la cuisine à me laver les cheveux dans l’évier. Je n’avais rien au dessus de la ceinture. Ma chevelure rose pâle était contraignante à laver dans un évier. Pensive, je frottais mes cheveux de mes doigts longs et fins. Penchée en avant, je sentais des courbatures dans mon dos. Ce n’était pas agréable cette position.
    Soudain, je sentis un petit cri à mes côtés, puis une patte se poser sur ma tête. Una ! Je souriais doucement.
    - Tu es coiffeuse maintenant ? Hé bah…, murmurais-je.
    Je la sentais curieuse de me voir ainsi, presque nue dans la cuisine. Joueuse, elle s’amusa avec mes longues mèches puis entra dans l’eau chaude que j’avais fait couler. Barbotant allégrement, je la repoussais de temps à autres. Mais impossible à la rejeter cette petite friponne. Qu’est ce que se sera quand elle sera grande… ? Je décidais de me redresser et de la laver un peu. Elle était couverte de terre ! Il faudrait fouiller la maison à présent. Son bain se transforma rapidement en bataille d’eau car elle se mit à m’asperger comme un dauphin. Mais tout à coup, j’entendu un coup porté à la porte. Je frissonnais, tandis qu’Una s’approcha de moi. C’est ainsi que j’apparus presque nue devant mon esclave. Les yeux écarquillés, je me tournais déjà, faisant fi de ma rougeur. Heureusement que mes cheveux cachaient mes seins. Je saisis Una dans mes bras pour cacher le plus gros de ma nudité et m’affichait toujours aussi fière et imperturbable alors que je ruisselais devant ses yeux. Le sol était couvert d’eau.

    « Je te présente Una. »
    dis-je comme si de rien n’était. « je vois que tu as de nouveaux vêtements. C’est un peu sombre. Mais c’est très bien. Bien… bon ! Au lieu de te rincer l’œil tu ferais mieux de poser ces pommes sur la table de la salle à manger. »

    Je lâchais Una sur le sol puis attrapait n’importe quoi. Mes vêtements trainaient un peu de temps en temps. Un tee shirt, un gilet… n’importe quoi. Ma main se posa sur un gilet en cachemire. Il ne me couvrait pas de beaucoup. Juste la poitrine. J’appréciais la douceur du cachemire. J’essorais mes cheveux alors qu’Una tournait autour de Karde. Elle était encore toute petite. La taille d’un petit chiot. Je regardais alors Karde. Il devait avoir comprit ce que je voulais faire. Ou du moins le deviner. Je remarquais à peine les pommes qu’il avait apportées.

    « Belle initiative. J’espère que tu aimes les fruits et les légumes. Il n’y a que ça dans les placards. En plus de la viande. »
    murmurais-je en prenant un des fruits. « Délicieuse. Bon. Là tu as la cuisine… ! »

    Et je commençais la visite. C’était basique. Mais autant le faire sentir chez lui. Il en aura à faire pour moi. J’espérais qu’il avait de l’énergie à revendre.
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MessageSujet: Re: En territoire inconnu Sam 24 Mar - 8:11

J’avais chaud. Très chaud. Et mon cœur, tambourinant dans ma poitrine, rependait un feu liquide en moi, empourprant mon visage et annihilant toute faculté cognitive, tandis je que je regardais ma « maîtresse » ruisselante et à demi nue devant moi. Mon regard se fixa (que l’espace d’un seconde, je le jure !) sur sa poitrine dénudé en partie cachée par sa longue chevelure encore humide, avant qu’un réflexe de survit mental ne me fasse tourner la tête rapidement avant que tout mon corps ne se consume intérieurement.

Je n’étais, pas vraiment habitué ce genre de… specta…enfin…vision. Et tout mon corps et mon esprit s’unissait dans l’idée que la nature vampirique de ma « maîtresse » n’avait actuellement plus aucune importance. Je n’avais strictement plus aucune conscience du monde extérieur et mon cerveau n’était guère capable d’émettre une seule pensée cohérente l’espace d’une minute.

« Je te présente Una. »

J’aurais sûrement dit enchanté, si mon corps avait été en mesure de parler, tant je ne cherchais même pas à comprendre ce qui se passait dans cette pièce et ne cherchais pas plus de sens à ses paroles occupé dans l’effort de regarder ailleurs et sans distinguer la petite masse noire et rose qu’elle tenait dans ses bras.
La suite n’avait pas vraiment de sens pour moi mais je parvins néanmoins à saisir les mots : « pommes » et « table » qui conduisirent mes pieds à me diriger de leur propre volonté vers la table qui occupait mon champs de vision, à savoir celle de la salle à manger.

Ce fût une petite agitation noire et rose qui me tira légèrement de mon coma mental, c’était un petit animal avec des petites ailes qui tournait visiblement curieuse autours de moi. Soudain dans un miracle cognitif, mes pensées parvinrent à s’assembler et à s’allier à ma mémoire pour trouver un nom à cette créature.
Les mots « dragon » et « Una » ressortirent éclairement mon esprit de la dernière lueur d’intelligence encore active qui me fit comprendre toutes les précédentes questions de ma maîtresse. Il ne faisait plus l’ombre d’un doute que cette « Dragonne » allait se révélait être une mes nouvelles charges.

Mon esprit retrouva une partie de son calme lorsque je revis ma « maîtresse » légèrement plus vêtue que quelques instants auparavant. Je ne parvins pas encore à organiser mes pensées pour comprendre le sens des mots qui sortaient de sa bouche, je la vis seulement prendre une pomme avec un air satisfait, ce qui m’apporta un profond sentiment de joie et termina de remettre mon esprit dans son état normal.

« Délicieuse. Bon. Là tu as la cuisine… ! » dit-elle en en m’indiquant une des pièces adjacentes.

Elle semblait visiblement en train commencer une visite guidée de la maison, c’est donc machinalement que la suivit, écoutant d’une oreille encore légèrement distraite, avec une petite dragonne sur les talons.
Un léger blanc s’insinua me faisant comprendre que j’avais le devoir de dire quelque chose. Mon instinct de survie m’éloigna rapidement un certain sujet, et je m’enquis donc de connaître les tâches qui m’attendaient.

« Alors… Que devrais-je faire pour vous aider maîtresse ? »


Dernière édition par Karde Sharnk le Jeu 29 Mar - 15:27, édité 1 fois
Karde Sharnk
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MessageSujet: Re: En territoire inconnu Sam 24 Mar - 21:08



  • Una semblait intéressée par le jeune neko. Cependant il ne parlait pas. Je l’observais un moment, interdite. Il est vrai que son irruption m’a surprise. Je ne l’attendais pas aussi tôt. Mais chercher la petite dragonne s’est avéré plus longue que prévue. Une longue seconde après son examen détaille digne d’un gynécologue au début de sa carrière, il détourna la tête. Karde était-il timide ? Etrange. Lorsque j’habitais encore en centre ville, des adolescents collaient leur tronche contre la vitre lorsque j’apparaissais nue. Ce qui expliquait ma retraite loin du centre. Habituée à me balader librement, j’avais oubliée que quelqu’un d’autre était susceptible d’entrer ici. J’espérais que présenter Una allait lui arracher un mot. J’espérais que voir une femme nue ne grillait pas tellement de neurones. Mais c’était flatteur. Una s’agitait légèrement. Je la reposais par terre en veillant bien à me mettre quelque chose sur le dos. Bon, je n’étais pas vraiment habillée. Mais c’était tout comme. Je piquais une pomme et l’encouragea à me suivre. Ce n’était ni grand ni petit. Una trainait dans les pattes de Karde et le regardait. Mieux, elle voulut jouer avec ses lacets qu’elle défit d’un coup de pattes. Pour la calmer, je tapais d’un coup de pied ferme pour l’éloigner de Karde.
    Ce dernier s’enquit de ses responsabilités. Je lui adressais un sourire moqueur :

    « Ne te presse pas trop. Dans deux semaines, tu auras sans doute envie de retourner dans ta cage. Si tu tiens le coup. Bien. Voilà donc le salon et la salle à manger. Je ne reçois jamais personne. Ou presque. On mangera donc ici. » Murmurais-je en caressant la longue table en bois d’ébène. « Comme tu peux le voir, c’est bien rangé, bien nettoyé et j’en passe. J’ai eu une excellente femme de ménage. Mais il n’y en a plus, j’ai tout mangé. J’espère que tu seras à sa hauteur. Je déteste le bordel, alors veille à ce que tout soit à sa place. »

    La pièce était grande. La plus grande de toute la maison. Ma préférée ? Sans doute. J’avais une belle collection d’armes en tout genre sur le mur et les grands meubles en baie vitrée. Je sortis de la pièce, en passant devant la salle de bain.

    « C’est la mienne. Mais Una a fait des siennes. Elle a mordillé la plomberie. Faudra que tu les appelles. Essaye un peu de marchander. Tous des voleurs ces plombiers. »

    Et je grimpais à l’étage supérieur où il n’y avait que trois chambres. La mienne qui était grande. Celle de Karde, un peu plus petite et une autre pièce sans fonction. Una se baladait dans toute la maison comme un chat s’accaparant de tout l’espace.
    J’avais fais une rapide visite d’un ton monotone. Le jour serait debout dans deux heures. Je m’étirais. Ha déjà les premiers signes de fatigues. Je me tournais vers mon esclave. Ma voix, pourtant adoucie quelques instants avant, reprit sa fermeté habituelle.

    « Bien. Dans le salon, je pense que tu as du voir les dizaines de bouquins. La plupart traitent des dragons. J’en connais assez pour en avoir un mais… j’ai besoin d’un peu d’aide. Tu es du genre diurne n’est ce pas ? Les dragons aussi. Bouffe, eau, ménage, ce genre de truc. Mais aussi un peu de dressage. Tu es intelligent n’est ce pas ? Hé bien… prouve-le. Mais avant que le soleil ne se lève… »

    Je m’étais avancée vers lui et l’avait pris par la taille pour l’attirer à moi. Ma proximité avec son corps le ferait peut-être rougir. Peu de cachemire cachait ma poitrine. Ma main se faufila dans son jeans noir, tandis que l’autre ouvrait sa braguette. Mes cheveux encore très humides humidifièrent ses vêtements. J’avais déjà dévoré ma pomme. C’est fou ce qu’un fruit peut réveiller vos envies.

    « Je travaille à la prison toutes les nuits de minuit à huit heures du matin. Toi, tu dois être levé quand je rentre. Tu dois avoir fait le… « petit-déjeuner ». Nourrit Una. Et je te donnerais ton travail du jour. En général c’est le jardinage. Je ne veux pas une mauvaise herbe dans la cour et dans le jardin… je t’ai tout écrit à quelque part… et si tu es obéissant, je te récompenserais. Sinon… tu risques d’avoir mal. »

    Pour illustrer ces derniers propos, j’avais saisis ses bras pour les bloquer au dessus de sa tête fermement. Son pantalon glissa le long de ses jambes. Mes yeux gris se plantèrent dans les siens, argentés.
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MessageSujet: Re: En territoire inconnu Ven 30 Mar - 21:40

« Ne te presse pas trop. Dans deux semaines, tu auras sans doute envie de retourner dans ta cage. Si tu tiens le coup. »

*Au moins c’est clair* pensais-je, je n’étais pas là pour apprécier le temps qu’il faisait dehors, et il semblait bien qu’elle ne comptait pas me ménager.

« Bien. Voilà donc le salon et la salle à manger. Je ne reçois jamais personne. Ou presque. On mangera donc ici. » dit-t-elle en caressant une longue table de bois sombre, sans doute de l’ébène à en juger la qualité.

C’est vrai que cette maison ne semblait pas destinée à accueillir du monde, même si tout me semblait de bonne facture revelant les moyens sans doute aisés de ma « maîtresse » (rien qu’à voir la qualité des meubles, cela sautait aux yeux), la « décoration » n’était visiblement pas présente pour mettre en confiance. La collection d’armes dans la pièce en étant la preuve évidente et me confortait dans l’idée que ma « maîtresse » avait une personnalité bien singulière qui tranchait avec son apparence délicate.

« Comme tu peux le voir, c’est bien rangé, bien nettoyé et j’en passe. J’ai eu une excellente femme de ménage. Mais il n’y en a plus, j’ai tout mangé. J’espère que tu seras à sa hauteur. Je déteste le bordel, alors veille à ce que tout soit à sa place. »


*Maintenant que j’y pense, je n’ai pas vu d’autres esclaves, je devrais tout faire seul ?!* , ce n’était pas tant la tâche qui m’effrayait que mon manque d’expérience dans le domaine. Deux semaines ? Sur le moment j’aurais bien dit trois jours tant la tâche me semblait insurmontable. Sans compter qu’elle semblait placer la barre haute, m’ajoutant une pression de plus sur les épaules.

*Une minute elle a bien dit « j’ai tout mangé » ?

Je n’eus pas vraiment le temps de m’alarmer, car elle semblait vouloir continuer la visite en avançant. Elle passa devant une pièce, visiblement la salle de bain à en juger le pommeau de douche qui semblait avoir eu un destin tragique, et qu’une probable rencontre fatale avec le mur avait laissé sur le sol en compagnie des vêtements qui semblaient avoir manqué à ma « maîtresse » lorsque j’avais débarqué.

« C’est la mienne. Mais Una a fait des siennes. Elle a mordillé la plomberie. Faudra que tu les appelles. Essaye un peu de marchander. Tous des voleurs ces plombiers. »

Ah, enfin un domaine accessible à mes capacités, pensai-je, on n’arnaque pas facilement un vrai voleur, je tâcherai d’enseigner ça aux plombiers.

La petite dragonne manifesta sa présence comme si elle reconnaissait les faits avec fierté en m’agrippant légèrement la jambe. Je soupirais intérieurement, cette dragonne n’allait pas non plus me ménager.

Nous reprîmes la visite de la maison en détaillant l’étage : il n’accueillait que trois chambres, dont une me semblait réservée, la plus grande étant à ma maîtresse et une autre inutilisée. J’étais plutôt satisfait de la chambre à laquelle j’avais droit. Il faut dire que peu m’en fallait, j’étais déjà bien assez heureux de découvrir que dorénavant, je dormirai dans un lit correct.

Elle continua la visite avec plus d’empressement, comme si elle était pressée d’en finir. A vrai dire je ne m’étais pas vraiment rendu compte que j’avais passé une nuit blanche, la vie ne cessant jamais d’être dynamique dans la ville, on ne voyait pas le temps passer.


« Bien. Dans le salon, je pense que tu as du voir les dizaines de bouquins. La plupart traitent des dragons. J’en connais assez pour en avoir un mais… j’ai besoin d’un peu d’aide. Tu es du genre diurne n’est ce pas ? Les dragons aussi. Bouffe, eau, ménage, ce genre de truc. Mais aussi un peu de dressage. Tu es intelligent n’est ce pas ? Hé bien… prouve-le. »


Je regardais la petite dragonne avec une pointe d’appréhension, à vrai dire je doutais vraiment de pouvoir être capable de faire ce travail d’esclave, et commençai à comprendre la faible espérance de vie des hybrides.

« Mais avant que le soleil ne se lève… »

Elle m’attira contre elle sans que je ne l’aie vu approcher, plaquant son corps contre le mien. Je pouvais sentir chaque parcelle en contact avec ma peau et ne pu m’empêcher de m’embraser intérieurement. Sa poitrine sur mon torse, à peine dissimulée par son gilet à mes yeux, provoquait en moi ce qui me parût être une tachycardie, tant mon cœur battait fort. Je pouvais sentir l’humidité de ses cheveux passer à travers mes vêtements.

Cette proximité faisait déferler un flot d’idées, de peurs, d’images et des réflexions qui rendirent mes pensées aussi incompréhensibles que les gribouillis d’un fou, plongeant mon cerveau dans un désarroi total et me rendant aussi passif que pourpre.

Ses mains aussi glacées que douces s’infiltrèrent dans mon jean et ouvrirent ma braguette. Le sang tonnait désormais aussi fort qu’un tambour dans mes oreilles, si bien que j’eus peur qu’elle l’entende.
Je pouvais sentir son souffle sur ma peau au fur et à mesure qu’elle parlait. Elle prenait son temps, prenant sans doute plaisir à me garder dans cette situation gênante.

« Je t’ai tout écrit à quelque part… »

Tout mon corps n’était plus qu’un feu animé par les pulsations sonores de mon cœur, j’étais paralysé.

« Et si tu es obéissant, je te récompenserais. Sinon… tu risques d’avoir mal. »


Elle me bloqua fermement les bras au dessus de la tête en me plaquant contre un mur, réduisant encore la distance entre nous et laissant tomber mon jean à mes pieds. Son visage, ses lèvres, ses yeux ne me semblait qu’à une poignée de centimètres. Son regard froid planté dans le mien, elle n’esquissait plus un geste, laissant mon corps se consumer et s’agiter intérieurement. Je ne pouvais bouger, et n’en avais pas la volonté, même si cette situation était humiliante.

J’étais totalement à sa merci, mais étrangement, je ne voulais pas que cela s’arrête. Même si cela me semblait invraisemblable, même si toute ma raison me criait, de loin, de faire cesser tout cela, je ne pouvais que laisser mon esprit se faire aspiré dans ses yeux à travers les miens.

Ses lèvres et son corps m’attirait plus fortement que le sol, mais je ne pouvais même pas cligner des yeux.

*Parler. Dire quelque chose. Ne rien laisser paraître. Reprendre le contrôle de la situation.*

Je ne voulais pas, je le savais... je ne voulais pas reprendre le contrôle. Je ne voulais pas qu’elle me laisse partir, je pense. Je ne réfléchissais plus. Ses yeux m’ensorcelaient.

*Articuler quelque chose*

« Je n’ai pour rôle… » murmurais-je, haletant, fournissant un effort monstrueux pour ces quelques mots.

« Que de réaliser… »

Ses yeux me dévoraient du regard, laissant percevoir tout l’amusement qu’elle prenait à me voir batailler pour prononcer chaque syllabe.


« Vos désirs… maîtresse… »






Karde Sharnk
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MessageSujet: Re: En territoire inconnu Lun 2 Avr - 9:25



  • J’étais comme le serpent étreignant le petit rongeur imprudent. Mes crocs en frémiraient si cela était possible. J’oubliais qu’il fallait me sécher les cheveux. Ceux-ci gouttaient encore beaucoup et bientôt, Karde serait aussi trempé qu’une soupe. Je ne le lâchais pas et continuait à le regarder. Docile, il était, docile il resterait. C’était jouissif. Mais un peu ennuyeux il faut le reconnaitre. Tandis qu’il récitait son refrain d’une voix réchauffée, je m’approchais de son visage et en lécha la joue de la pointe de ma langue. Una continuait à se frotter contre nos jambes contre un chat. Elle n’aimait pas être sur la touche. Mais il faudrait qu’elle patiente un peu. Je la poussais doucement du pied mais comme elle insistait, je lui jetais un regard cruellement autoritaire et grognait à son adresse. Elle comprit et s’enfuit dans le rez de chaussée. Je souris doucement et me retournait vers le jeune garçon trop timide pour maitriser ses syllabes. Je posais ma tête dans sa nuque et mordillait sa peau jusqu’à la percer de mes crocs après avoir murmuré :

    « Je t’avais dit que je te goutterais non ? »

    Je le mordis sans attendre en faisant attention à ne pas lui arracher la moitié de la chair. La blessure ne serait pas grave bien entendu. Je savais me contenir. Et je l’avais déjà fait à certains hommes envieux de nouvelles expériences. Karde n’aurait que deux petits trous sur sa peau, rien de trop grave. Le sang coulait dans ma gorge. Je me régalais. Mon genoux se plaçait entre ses jambes et se frottait au bon endroit. Mordre quelqu’un ainsi et s’en nourrir était légèrement douloureux. Mais pas trop. De la jambe, je l’encourageais à lever le pied et à se débarrasser de son pantalon que je finis par glisser par terre à l’aide de mon pied. Heureusement que le plancher était propre (je ne l’aurais pas fait sinon… ce sont de nouveaux vêtements que diable.)
    Je finis par reculer de quelques centimètres. Du sang tachait un peu le contour de ma bouche mais rien de trop affreux.
    Je m’essuyais d’un revers de main et reculait, en croisant les bras. Un filet de sang coulait encore et dégageait un chemin jusqu’à ma nuque. Je me baissais et pris son pantalon et le plia soigneusement.

    « Il n’est pas trop frippé, heureusement. Il te va bien. Tu sais te servir d’une machine à laver ? En gros, tu mets le produit, tu fermes, tu programmes et tu appuis sur le bouton. Una aime bien dormir sur la machine à laver. »

    Je faisais comme si je ne l’avais pas bu. La routine quoi.
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